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25 mai - 5 juin : Payerne-Madrid-Rabat

Le premier vol intercontinental

Le 25 mai 2012 à l’aube, André Borschberg, co-fondateur du projet, a décollé de la base de Payerne en Suisse : la mission « Crossing Frontiers 2012 » est lancée. Aller toujours plus loin pour mettre en avant le potentiel des énergies renouvelables, telle est l’ambition qui a animé l’équipe Solar/Altran lors du décollage, et qui a permis à chacun d’appréhender avec sérénité les challenges qui n’ont pas tardé à se présenter. 

À 6h24 (UTC), alors que peu d’entre nous étaient éveillés, l’équipe de Solar Impulse était sur le pied de guerre ; les uns étudiant les prévisions météorologiques, les autres en partance pour Toulouse où se trouve l’aéroport de sécurité, et André Borschberg survolant les paysages suisses en attendant que les premiers rayons du soleil viennent recharger l’avion. Quelques heures plus tard, l’appareil a volé au-dessus du Massif central.

Au sein de cette équipe, les experts Altran n’ont cessé de recalculer la trajectoire optimale. Leur réactivité s’est révélée indispensable lorsqu’un orage a menacé le succès de la traversée des Pyrénées : un itinéraire alternatif, plus à l’Ouest, a été déterminé en temps réel. Le HB-SIA a franchi finalement sans encombre la chaîne de montagnes à une altitude de 7 833 mètres.

À 1h28 du matin (UTC+2) et après 17 heures de vol, l’avion solaire a atteint l’aéroport international de Madrid-Barajas, pour une escale technique programmée à mi-parcours afin de changer de pilote.

Le 5 juin, à 5h22 (UTC+2), c’était donc au tour de Bertrand Piccard de prendre les commandes. Cap sur Séville, il a traversé le détroit de Gibraltar, passage entre l’Europe et l’Afrique, avant de se diriger vers Tanger. Après 830 km de parcours, l’avion solaire s’’est posé à Rabat à 23h30 (UTC +1). 

Ce premier vol intercontinental en deux étapes a été crucial : pour la première fois, l’avion solaire a dépassé les frontières du continent européen, un signal fort pour « sensibiliser les esprits et les gens » selon Bertrand Piccard. Au-delà de sa dimension symbolique, ce vol mission a permis de tester et d’améliorer l’organisation des vols futurs : en effet, pour la première fois, l’avion s’est confronté à un trafic aérien international et à des espaces géographiques différents et plus compliqués à gérer (Méditerranée, Pyrénées). Le succès de ce premier vol intercontinental a été de très bon augure pour les vols suivants et dans l’optique du tour du monde prévu en 2015.